(Image: Muffet / Wikimedia Commons)

L’Au­to­ri­té euro­pé­en­ne de sécu­ri­té des ali­ments (AESA) a été char­gée par la Com­mis­si­on euro­pé­en­ne d’é­mett­re un avis sci­en­ti­fi­que sur les nou­vel­les appli­ca­ti­ons bio­tech­no­lo­gi­ques des micro-orga­nis­mes sus­cep­ti­bles d’êt­re uti­li­sés dans l’ag­ri­cul­tu­re, l’a­li­men­ta­ti­on humaine et l’a­li­men­ta­ti­on ani­ma­le. Le rap­port est désor­mais dis­po­ni­ble. Selon l’AE­SA, les direc­ti­ves d’es­sai exi­stan­tes ne sont que par­ti­el­le­ment appli­ca­bles et doi­vent être amé­lio­rées pour pou­voir sui­v­re le ryth­me des nou­veaux pro­cé­dés et de leurs appli­ca­ti­ons. Selon l’AE­SA, les bac­té­ries géné­ti­quement modi­fi­ées (GM) dev­rai­ent être sou­mi­ses à une éva­lua­ti­on des ris­ques plus pré­cise avant leur dis­sé­mi­na­ti­on. En out­re, l’Au­to­ri­té sou­hai­te éga­le­ment exami­ner les ris­ques liés aux micro-orga­nis­mes issus d’aut­res pro­ces­sus de pro­duc­tion, com­me la muta­gé­nè­se alé­a­toire.

Selon Test­bio­tech, il faut s’en réjouir, tout com­me d’u­ne mise à jour des direc­ti­ves d’es­sai. Lors de la con­sul­ta­ti­on publi­que sur le rap­port de l’AE­SA, l’in­du­strie avait deman­dé que les nor­mes d’es­sai soi­ent net­te­ment plus bas­ses. Dans cer­ta­ins pays, les micro-orga­nis­mes GM sont déjà uti­li­sés dans l’ag­ri­cul­tu­re et l’a­li­men­ta­ti­on ani­ma­le. Ain­si, aux États-Unis, des bac­té­ries GM peu­vent être répan­dues sur les champs afin d’a­mé­lio­rer l’ab­sorp­ti­on del’azote des plan­tes. Au Bré­sil, des bac­té­ries GM peu­vent être mélan­gées au four­ra­ge pour tuer les sal­mo­nel­les patho­gè­nes dans l’in­testin. Le patri­moi­ne géné­tique de ces bac­té­ries con­ti­ent le gène d’un cise­au géné­tique capa­ble de recon­naît­re et de détrui­re l’ADN des sal­mo­nel­les. Pour autant que l’on dis­po­se d’in­for­ma­ti­ons à ce sujet, les micro­bes n’ont pas été suf­fi­sam­ment testés par les auto­ri­tés com­pé­ten­tes quant aux ris­ques pour l’hom­me et l’en­vi­ron­ne­ment.

Test­bio­tech con­sidè­re tou­te­fois com­me trom­peu­se l’af­fir­ma­ti­on de l’AE­SA selon laquel­le les micro-orga­nis­mes GM ne pré­s­en­ter­ai­ent pas de ris­ques plus éle­vés que, par exemp­le, les bac­té­ries issues de la muta­gé­nè­se alé­a­toire. Le génie géné­tique per­met de déve­lo­p­per des micro-orga­nis­mes pré­sen­tant un poten­tiel de ris­que beau­coup plus éle­vé pour l’hom­me et l’en­vi­ron­ne­ment que les métho­des pré­cé­den­tes, écrit Test­bio­tech, qui met en gar­de cont­re le fait que les ris­ques liés à la dis­sé­mi­na­ti­on de bac­té­ries issues du génie géné­tique ne peu­vent sou­vent être éva­lués que de maniè­re insuf­fi­san­te et deman­de le ren­force­ment du prin­ci­pe de pré­cau­ti­on.

Avec la révi­si­on de 2020, la Suis­se a for­te­ment ali­g­né sa régle­men­ta­ti­on sur cel­le de l’UE en matiè­re de légis­la­ti­on ali­men­tai­re. Si les deman­des d’au­to­ri­sa­ti­on de l’UE pour les micro-orga­nis­mes GM sont approu­vées par l’AE­SA, les sub­stances cor­re­spond­an­tes sont auto­ma­ti­quement auto­ri­sées en Suis­se et peu­vent être mises en cir­cula­ti­on sans auto­ri­sa­ti­on ni éti­que­ta­ge sup­p­lé­men­tai­res. L’ASGG avait cri­ti­qué cet­te décis­i­on, car elle rédui­sait la trans­pa­rence et la sécu­ri­té pour les con­som­ma­teurs. Selon une recher­che d’In­f’OGM, 273 deman­des d’au­to­ri­sa­ti­on pour des molé­cu­les pro­dui­tes par des micro-orga­nis­mes géné­ti­quement modi­fi­és ont été iden­ti­fi­ées dans l’UE ent­re 2005 et mi-2023, prin­ci­pa­le­ment dans le domaine ali­men­tai­re. Mais dans l’ag­ri­cul­tu­re éga­le­ment, de plus en plus d’entre­pri­ses com­men­cent à déve­lo­p­per des eng­rais et des pro­duits phy­to­sa­ni­taires com­po­sés de micro­bes géné­ti­quement modi­fi­és. L’ASGG a pré­sen­té un Focus sur ce sujet dans son bul­le­tin de février 2024.

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